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Savoir qui on est pour être plus productive

Article de blogue : Savoir qui on est pour être plus productive #chaquejourcompte

Savoir qui on est pour être plus productive

J’aurais pu commencer ce texte il y a quelques jours déjà. Mais j’ai préféré terminer la lecture du dernier livre de Michel Tremblay. J’ai aussi bricolé une nouvelle couronne de Noël. J’ai fait le ménage de deux armoires qui débordent depuis des semaines. J’ai même pris le temps d’aller déjeuner avec une amie.

Et puis, je me suis assise pour écrire ce billet.

Je savais que je devais l’écrire, mais j’ai attendu. Pas parce que je n’avais pas d’idée, mais par choix. Il était là d’en ma tête. Je ne voulais pas l’écrire en me sentant obligée et surtout pas pour m’en débarrasser. Je voulais l’écrire en étant entièrement présente. J’ai donc attendu d’être prête dans les limites du possible (il existe des dates de tombée, quand même!).

J’ai choisi cet exemple pour montrer que pour être vraiment productive, il faut se connaître. Se connaître vraiment. En sachant quelles sont les conditions gagnantes pour faire notre travail, on est bien plus efficace une fois qu’on s’y met. Rien ne sert d’essayer d’être quelqu’un qu’on n’est pas et, surtout, d’aller contre notre nature.

Un autre exemple : je suis une matinale, une ultra-matinale, même. Je sais que mon attention est au top le matin, avant 9 h. C’est là que j’ai les meilleures idées. C’est là que les mots coulent. C’est là que je pianote à vitesse folle sur mon clavier. J’en profite donc. Je me lève aux aurores et maximise mes matins calmes pour abattre tout mon boulot « cérébral » et d’écriture. Mais le « conséquences » de cette productivité matinale, je suis donc une fille qui s’accorde des pauses en après-midi. Avant, j’étais gênée d’avouer que j’avais flâné deux heures à la bibliothèque, que j’avais fait mon épicerie un mardi après-midi, que j’avais fait une sieste, etc. J’ai aussi longtemps tenté d’étirer mon horaire et de me coucher plus tard le soir, mais je n’y arrivais pas. Je piquais du nez sur mon clavier, une tâche banale me prenait deux fois plus de temps que si je l’avais fait en avant-midi, j’avais l’esprit embrouillé, ma motivation se retrouvait dans les talons, etc. Personne n’était gagnant. Ni moi – qui étais toujours insatisfaite – ni ma famille – qui trouvait que j’avais toujours l’esprit ailleurs.
Article de blogue : Savoir qui on est pour être plus productive #chaquejourcompte

Pourtant, devrait-on être gênée de qui on est?

On doit arrêter de lutter et d’essayer d’être qui on n’est pas du tout. Une fois qu’on s’assume, on devient plus productif, car nos « barrières » personnelles ne minent plus notre énergie. Si on prend temps pour aller marcher, pour aller au gym, pour dessiner, pour tricoter, pour lire ou pour faire le ménage du tiroir fourre-tout de la cuisine, c’est parfois fort profitable. On ne peut pas être en mode « production » tout le temps. On a besoin d’écouter nos envies et suivre notre nature propre. On est une couche-tard? Profitons-en au lieu d’essayer de devenir une lève-tôt qu’on ne sera probablement pas. On aime la marche, mais le jogging ne nous intéresse pas. On n’a pas à se forcer à aimer la course juste parce les autres le font. On a besoin d’un mocaccino avec crème fouettée de temps en temps? Pas besoin de se cacher pour le déguster parce que nos collègues trouvent épouvantable de payer 5 $ pour un simple café.

Quand on est en paix avec qui on est et quand on sait se faire plaisir, on devient plus concentrée quand on met le nez dans les tâches de notre interminable to-do list. On est donc 100 % là au lieu d’avoir la tête ailleurs. Il n’y a pas une partie de notre énergie gaspillée à essayer d’être quelqu’un qu’on n’est pas. Bien sûr qu’on doit doser le tout. Nos détours, nos pauses, notre mode de fonctionnements et nos envies doivent nous servir. Et le seul baromètre auquel se fier, c’est nous. On doit trouver ce qui fait de nous quelqu’un de productif en se posant différentes questions et en s’observant :

+  À quel moment de la journée je me sens le plus productive?
+  Quelles sont mes « conditions gagnantes »?
+  Quelles tâches doivent être faites pour que j’aie l’esprit en paix?
+  Qu’est-ce que j’aime faire, mais dont je repousse toujours?
Dans quelle pièce, j’arrive à mieux réfléchir?
+  Qu’est-ce qui me redonne de l’énergie?
Quand je suis en panne d’inspiration, qu’est-ce qui me fait du bien?
+  Comment doit-être notre surface de travail pour bien travailler?
+  Dans quels vêtements je me sens mieux?
+  Quel jour de la semaine est mon préféré? Et celui où j’ai moins d’énergie?

En faisant le tri, on arrive à comprendre notre schéma productif personnel. Et ça, c’est toujours gagnant!

Bon ménage!

À lire ou à consulter
Le livre La surchauffe de nos agendas de Christine Lemaire nous amène à réfléchir sur d’autres manières de voir et de vivre notre temps.

Article écrit par Nadine Descheneaux
Journaliste, auteure et blogueuse
www.nadinedescheneaux.com

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