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Le bonheur d’avoir des passe-temps

Le bonheur d’avoir des passe-temps

Le titre aurait pu être : les bienfaits des passe-temps, l’importance des passe-temps ou, encore, la nécessité des passe-temps. Vous comprenez donc que ces activités ne devraient jamais être considérées comme une façon futile de « passer le temps », mais plus comme un réel besoin de savourer le temps. Peut-être même de l’arrêter, un peu.

Donner du sens à notre vie

Certains clament qu’ils n’ont pas le temps d’avoir un loisir ou de pratiquer un sport. Bien sûr, chacun a un agenda bien rempli. Mais choisir de s’accorder un après-midi, une soirée, deux heures à soi par semaine pour s’adonner à une activité qui nous plait vraiment serait vraiment bénéfique. Et même les gens les plus occupés ont tout à gagner de se libérer du temps pour eux. La preuve? Des chercheurs de l’université de San Francisco sont venus à la conclusion que ceux qui récoltent le succès sont ceux qui ont un passe-temps à l’extérieur de leur vie professionnelle.

Un passe-temps permet de relâcher les tensions accumulées et d’évacuer une partie de notre stress. Mais plus encore : il contribue à une meilleure productivité une fois de retour au boulot (ou aux tâches quotidiennes), il nous aide à trouver de nouvelles solutions, il booste notre confiance en soi et nous offre un exutoire pour déverser toutes nos pensées. Pensez-y : après s’être adonnée à notre passe-temps favori – que ce soit un sport, une activité créative, la lecture, etc. –, on se sent souvent à la fois « vidée » de nos pensées négatives ou nos soucis et « remplie » d’une énergie nouvelle autant physique que psychologique. Quel bonheur!

Sans compter que les passe-temps deviennent un espace exploratoire pour se découvrir. À travers ces activités, on en apprend sur nous. On développe des aptitudes ou on peaufine notre façon d’agir ou de réagir. On aiguise notre patience ou notre concentration. On parfait une habileté ou on accroît nos aptitudes sociales. On retrouve notre sourire, notre élan, notre motivation, notre focus ou notre calme. Dans cet espace libre, en-dehors de la sphère professionnelle et familiale, on se donne la permission de devenir ou redevenir qui on est véritablement.

Les passe-temps offrent cette grande liberté. Effectivement, puisque c’est à travers nos passions – bien plus que dans notre boulot — que l’on est le plus intimement liées à notre réelle essence, ne devrions-nous pas nous octroyer cette rencontre avec soi le plus souvent possible? Et que ce soit quand tout va bien ou même en situation de crise (séparation, deuil, crise de la quarantaine/cinquantaine, emploi insatisfaisant, etc.).

Le bonheur d’avoir des passe-temps - Chaque jour compte

Photo by Roman Kraft on Unsplash

Bien-être physique

S’adonner à un passe-temps ne fait pas que du bien à l’âme et au mental. Tout notre corps en retire des bienfaits. D’abord, le simple fait de relâcher les tensions a un réel impact dans nos vies. Ne plus sentir ses épaules coincées est déjà un avantage non négligeable. Toutefois, il se trame autre chose au-dedans de soi pendant qu’on tricote, qu’on peint, qu’on marche, qu’on fasse un casse-tête ou n’importe quel autre passe-temps. Pratiquer un loisir créatif permettrait la libération d’hormones dont des endorphines, la sérotonine et l’ocytocine. Celles-ci ont le pouvoir de réguler nos humeurs, de stimuler la sensation de plaisir, la satisfaction personnelle et les émotions positives. La lecture n’est pas en reste : après avoir lu pendant 6 minutes, notre stress serait réduit de 68 %. Et perdre la notion du temps quand on est pleinement investi dans notre activité nous fait vivre l’expérience du flow, un état de bien-être global où on se sent à la fois pleinement engagé et pleinement satisfait. Et c’est là que le niveau de bonheur est plus grand et le stress, plus petit. Même le rythme cardiaque ralentit.

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Photo by Giulia Bertelli on Unsplash

Le temps de la pleine conscience

Certains loisirs nous permettent également d’apprivoiser l’expérience de la pleine conscience, un concept souvent relié à la méditation, mais qui se vit d’une panoplie d’autre façon au quotidien dont… dans nos passe-temps. Même si certains sont plus propices à la pleine conscience – ceux qui impliquent la sollicitation de plusieurs sens (vue, toucher, odorat, ouïe, goût) ou ceux qui demandent la répétition de certains gestes (tricot, yoga, coloriage, etc.) – beaucoup nous aide à rester dans le moment présent et à nous imbiber de cet état apaisant. Les passe-temps sont des pauses que l’on s’accorde en dehors de nos obligations qui deviennent des occasions en or de se relier à notre essence. Et souvent, quand on pratique notre « activité-bonheur », on ne fait que ça. On ne pense plus à rien d’autre. On oublie. On décroche. Et c’est là que la pleine conscience s’infiltre : on ramène notre attention sur le moment présent et on ne fait qu’une chose à la fois. Quel bonheur! Quelle soupape!

Retrouver le feu

En théorie, tout ça semble bien alléchant. Mais en pratique, ce n’est pas si simple.

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Photo by Dragos Gontariu on Unsplash

1re contrainte : le temps (justement!)

Eh oui, la première difficulté rencontrée est de trouver du temps dans son agenda déjà trop rempli. Nos journées ne compteront jamais plus de 24 h. Alors ce qu’il faut faire en premier lieu : choisir de se donner du temps. Il nous faudra couper ailleurs, déléguer, réaménager ou autre. Mais il faut consciemment choisir de s’accorder du temps, le mettre à l’agenda et mettre de côté notre tentation de le faire passer en dernier dans votre liste de priorité. Bloquer une heure par semaine au début est un bon départ. Il est préférable d’y aller graduellement surtout si on se sent coupable de s’accorder du temps pour soi. On augmentera la fréquence ou la durée ensuite. On se colle à notre rendez-vous comme si c’était une rencontre au bureau, chez le médecin ou avec le professeur de notre enfant.

2e contrainte : quoi faire?

Si on s’est longtemps oublié et qu’on n’a pas eu de passe-temps rien qu’à soi, il peut être déstabilisant de trouver une activité à faire. Pas de panique! C’est normal! Devant la panoplie de choix et parce que la vie a fait en sorte qu’on s’est un peu éloigné de nos envies et nos besoins, on ne sait plus vraiment ce qui nous fait vibrer. Pour y parvenir, on se pose quelques questions qui peuvent aiguiller notre choix.

– Qu’est-ce que j’aimais faire, enfant?
– Qu’est-ce que j’aimerais réaliser, un jour?
– Qui sont les personnes que j’admire?
– Quelles activités me font sentir « pleine », entière?
– Qu’est-ce que j’ai toujours voulu essayer?
– Qu’est-ce que j’aimerais apprendre?
– Est-ce je préfère être en action ou contempler?
– Qu’est-ce que j’aime faire quand je suis en vacances?
– Quels sont mes talents?
– Qu’est-ce qui me passionne (ou quelles activités qui me rendent fébrile)?

3e contrainte : les autres

Un passe-temps n’est pas une compétition. Il n’y en a pas un meilleur qu’un autre. Il doit NOUS faire du bien. Balayons notre envie de pratiquer un passe-temps « populaire » pour faire comme tout le monde! On ne performe pas dans un passe-temps. On montre nos réalisations si on le souhaite, mais ce n’est pas une obligation. Ne recherchons pas l’approbation extérieure, mais plutôt l’étincelle qui se rallume dans nos yeux.

 

Finalement, un passe-temps, c’est aussi la possibilité de tendre vers un meilleur équilibre. On s’accorde de l’importance en s’offrant du temps pour soi et on revient vers les autres dans un meilleur état.

 

Article écrit par Nadine Descheneaux

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