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Isabelle Charbonneau – L’illustratrice du mois de novembre

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Isabelle Charbonneau – L’illustratrice du mois de novembre

Au mois de novembre, la nature s’endort tranquillement pour l’hiver et ce moment est très bien représenté les illustrations féériques de Isabelle Charbonneau. Vous vous demandez qui est cette artiste? Vous le découvrirez dans la courte biographie qui suit ainsi que dans l’entrevue en 5 questions qu’elle nous a accordée.

Photosrondes_illustratrices_IsabelleCharbonneauQui est Isabelle Charbonneau?

Isabelle a été bercée par les histoires de son père toute son enfance. Grand conteur, il lui a légué tout un imaginaire qui s’est transformé en métier. Accompagné par le grand amour des livres, offert par sa mère, c’était la combinaison parfaite pour devenir illustratrice et auteure en édition jeunesse. Après des études en graphisme à l’UQAM, elle démarre sa carrière sur les chapeaux de roues, enchaînant les projets où elle combine tous ses talents.

Toujours «sur la trotte», elle est accro des balades culturelles, de l’histoire et des bonnes bouffes entre amies. Isabelle habite les Laurentides avec son conjoint et leur fille à l’imagination très fertile, qui lui offre tout un tas de nouvelles idées régulièrement !

5 questions pour mieux la connaître!

Depuis combien de temps la création est-elle au coeur de votre quotidien ?

Je crois que j’ai commencé à dessiner et à marcher à peu près en même temps ! Enfant, j’adorais mes crayons Prismacolor et colorier était mon grand plaisir. Je reproduisais les personnages de dessins animés ou de bande dessinée. À l’école, la période de «Catéchèse» était ma préférée, car on dessinait souvent. Au secondaire, je m’amusais à dessiner dans mon agenda… et ceux de mes amies. Bien que mon parcours scolaire ait été ponctué d’aberrations comme les Sciences de la santé, j’ai quand même abouti en illustration, après un Bac en Design graphique, le plus naturellement du monde !

Quelle oeuvre vous donne le plus grand sentiment de fierté ?

Je suis très fière de mon dernier livre «Le p’tit train du Nord». J’y ai mis tout mon coeur ! Il faut dire que c’est un hommage à mon père qui me racontait des histoires pour m’endormir… jusqu’à 12 ans ! Il avait beaucoup d’imagination et adorait les Laurentides. Ce livre s’est imposé de lui-même dans ma vie et j’ai eu énormément de plaisir à l’écrire et à l’illustrer. J’avais le désir de raconter à mon tour l’histoire du p’tit train du Nord aux enfants du coin. Il faut aussi dire que j’adore illustrer la nature, les fleurs, les plantes, les animaux et les Laurentides sont naturellement inspirantes ! De plus, mon père m’a laissé son grand livre «La flore laurentienne» du frère Marie-Victorin. Tous les éléments étaient réunis pour m’accompagner dans la conception de cet ouvrage publié par Grand Élan, une maison d’édition de Sainte-Adèle.

Quelles sont vos sources d’inspirations ?

J’ai une grande affection pour les artistes colorés qui illustre la nature, avec un côté «folk». Une de mes préférées est Gennine D Zlatkis. Elle habite Santa Fe dans un studio de rêve et illustre sur toutes sortes d’objets, de magnifiques oiseaux. Son univers entier m’inspire beaucoup !  Dinara Mirtalipova, qui fait des illustrations incroyables inspirées du folklore russe. Moi qui aime les détails, je me régale les yeux en regardant ses images. Je m’inspire aussi de l’entreprise Rifle Paper Co, co-fondée par Anna Bond, qui respire le succès avec toutes ces fleurs ! Dans les 3 cas, ces femmes sont des entrepreneurs incroyables qui vivent (très très bien) de leur art, et ça, ça me parle fort !

Quelles sont les étapes de réalisation d’une illustration. Y en a-t-il une que vous affectionnez plus particulièrement ?

Comme je travaille principalement en édition jeunesse, la création d’une illustration passe habituellement par un texte dans mon cas. Donc je dois d’abord lire ce texte et m’en inspirer. J’aime beaucoup quand j’ai l’occasion d’en discuter avec l’auteur(e) pour avoir une idée de l’univers qu’il ou qu’elle a imaginé. Après avoir lu le texte, je dois m’accorder du temps pour «décanter». Il peut s’écouler des jours, voir des semaines (si je peux me le permettre dans le temps) avant que je commence à dessiner. Pendant tout ce temps je vais souvent réfléchir au texte et m’inspirer de ce que je vois, de livres sur le même thème ou d’images sur internet. Bref, je prends le temps de laisser venir les idées. Très souvent, lorsque je commence mes esquisses, une bonne partie du livre existe déjà dans mes pensées. Je ne connais pas le syndrome de la page blanche. Quand les idées me manquent, je vais faire une sieste en pensant à ce qui bloque et je me réveille toujours avec l’idée qu’il me faut.

J’ai fait beaucoup d’illustrations de Noël dans ma carrière (ce doit être parce que je suis en amouuuurrrr avec le temps des fêtes !). Un livre de Noël doit être produit au plus tard au début de l’été pour pouvoir être prêt en décembre. Bien que ce soit étrange, je n’ai aucun problème à baigner dans l’atmosphère de Noël en plein mois de mai pour dessiner de la neige à profusion, des lutins et des pères Noël en série !

Après avoir terminé mes esquisses, je dois les soumettre à l’éditeur qui me reviendra avec son accord et/ou ses corrections. Une fois que toutes les esquisses sont approuvées, je peux passer à la mise en couleur. C’est ce que je préfère. C’est relaxant et agréable (j’ai toujours aimé le coloriage !). Souvent j’écoute des livres audio ou différents balados (préférablement sur l’histoire) pendant que je dessine. Pour cette étape, je travaille sur une tablette graphique Cintiq. Il s’agit d’une tablette graphique de 60 livres, branchée dans mon ordinateur et que j’utilise comme une feuille de papier, en dessinant dessus avec un crayon spécial. Avant, j’utilisais un ordinateur portable et une mini tablette, mais je ne prenais jamais de vacances puisque je trainais cet attirail partout avec moi. Avec ma grosse Berta de 60 lb, j’ai appris à prendre de vraies vacances puisqu’elle reste à la maison !

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Mes rêves les plus fous en rapport avec mes créations ?

Le premier rêve qui m’habite et que je commence doucement à réaliser est que mon principal revenu provienne de mes créations personnelles, de mes projets que je réalise moi-même pour mon compte. J’ai énormément d’idées qui poussent et qui ne demandent qu’à exister ! Je crois que mes dernières années ont été très formatrices puisque j’ai eu la chance de coordonner des projets d’éditions de A à Z, ce qui me servira certainement à concrétiser mes propres projets.

Je rêve également que mes créations fassent des petits, partout partout, sur différents objets et particulièrement aux États-Unis… peut-être même jusqu’à un dessin animé, ultime fantasme ! Ce serait un retour aux sources puisque mes premières illustrations étaient inspirées de Walt Disney, Astérix et Obélix, Goldorak, Candy et autres petits bonhommes du samedi matin ! Je me vois bien en robe de chambre et pantoufles fleuries, à 99 ans, à siroter mon café dans ma tasse illustrée, devant mes propres dessins animés avec mes petits-enfants !

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