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Catherine Petit – L’illustratrice du mois d’août

Catherine Petit – L’illustratrice du mois d’août

C’est le mois d’août et la chaleur de l’été est bien installée. Quoi de mieux que les illustrations marines de Catherine Petit pour nous rafraîchir dans les pages du mois d’août du planificateur créatif 2021! Mais qui est Catherine Petit? Vous le découvrirez dans la courte biographie qui suit ainsi que dans une entrevue en 5 questions.

Photosrondes_illustratrices_CatherinePetitQui est Catherine Petit?

Catherine est née à Montréal en 1981, sans crayon dans les mains, mais presque! Plusieurs artistes de sa famille lui ont transmis la passion du travail artistique et manuel à travers l’illustration, la peinture, la couture et la joaillerie. 

Après des études en arts plastiques et en design de présentation, Catherine démarre son entreprise de peinture murale dans laquelle elle travaille toujours. Tout en poursuivant la réalisation de murales, Catherine étudie le droit et devient officiellement avocate. Il lui aura fallu porter des tailleurs et des talons hauts dans les tours du centre-ville pour finalement réaliser que son bonheur se trouvait bel et bien dans ses papiers et ses crayons

En 2016, Catherine signe les illustrations de son premier album jeunesse Une bestiole à l’école (Éditions de l’Isatis). Depuis, les projets s’enchaînent et Catherine a illustré plus d’une vingtaine de livres et de romans jeunesse. Illustratrice et muraliste sont aujourd’hui ses vrais métiers! 

5 questions pour mieux la connaître!

Avez-vous un médium préféré ou des matériaux de prédilection pour vos créations?

J’aime faire mes illustrations à la main. Mes médiums préférés sont l’aquarelle, la gouache, les crayons à la mine et les crayons de bois – ceux de mon enfance : gras et richement pigmentés. L’aquarelle je la choisis pour la beauté des couleurs et la finesse des détails qu’elle permet de créer. J’aime la gouache pour son côté velouté et bien opaque. J’aime étendre mes crayons partout et en admirer les couleurs, toucher le grain du papier, y tester des superpositions de couleurs et de médiums. D’ailleurs, c’est au simple crayon à la mine que je réalise le plus souvent mes illustrations préférées. C’est ce médium qui donne le plus d’expressivité que tout autre à mes illustrations. J’oubliais le pastel sec avec lequel j’aime bien faire des zones floues tout en douceur.

Comment décririez-vous votre style?

Quelle bonne question! D’abord, mon style évolue, mais certaines caractéristiques demeurent depuis que j’ai un crayon dans les mains. Je dessine instinctivement assez proprement. Mes images sont douces, colorés et mes personnages généralement mignons avec de beaux yeux et des petites joues roses. Mes illustrations s’adressent à des enfants et respectent une esthétique relativement classique et harmonieuse. Parfois, j’aimerais avoir un autre style, plus brut, moins « cute », mais on n’échappe pas à soi-même. Avec les années, j’apprends à assumer cette manière de dessiner qui reste toujours dans le côté joli des choses.

À quoi ressemble votre environnement de travail?

Un véritable chaos! Je travaille dans mon mini chez moi, entourée de mon chum et de mes trois enfants. Je n’ai pas d’atelier : la table de la cuisine est ma table de travail et les meubles autour me servent à ranger mon matériel. Mon ordinateur est dans le salon et j’ai des petites boites de matériaux un peu partout. Les tiroirs de mon lit sont remplis de papiers et de cartons. Même les gardes robes de mes enfants sont réquisitionnées pour stocker mon matériel! Une chambre à soi? Ça relève du fantasme! Je suis si habituée ainsi que j’ignore à quel point j’arriverais à travailler dans le calme avec beaucoup d’espace.

À quoi ressemble le quotidien d’une illustratrice?

Dans une autre vie, j’ai flirté avec le travail d’avocate dans un grand cabinet du centre-ville. Ce n’était pas pour moi! Toute mon ambition juridique est partie avec la naissance de ma fille en 2008. Depuis, je me forge un quotidien vraiment simple. En général, je consacre deux heures le matin pour m’entraîner à l’extérieur. Bien oxygénée, je travaille ensuite jusqu’à l’heure du souper. Mes enfants ne fréquentent pas le service de garde de leur école alors ça tourbillonne autour de moi et je dois prendre des pauses avec eux au moment du dîner et au retour de l’école pour superviser leur travail scolaire. En période de pointe, je travaille le soir et la fin de semaine. Il n’est pas rare que je parte en vacances avec un cahier à dessin dans mes bagages pour avancer des esquisses. Dans les périodes plus calmes, je cuisine beaucoup et je joue du piano. Et je stresse un peu dans l’attente de nouveaux projets!

Quelles sont les étapes de réalisation d’une illustration? Y en a-t-il une que vous affectionnez plus particulièrement?

La première étape est la conception. Cette étape peut-être hyper rapide ou pas! Et quand le temps est compté, on espère que les bonnes idées viendront vites, mais c’est rarement vrai. Il faut rester calme, même quand ça bloque un peu. Il y a des bonnes journées et des moins bonnes. Souvent, quelques jours doivent être consacrés qu’à la réflexion. Ce qui est beau avec cette étape est que tout le reste (ou presque!) peut être fait en même temps; le jogging, le souper, le ménage. L’univers que je souhaite créer flotte dans ma tête et j’y réfléchis.

Vient ensuite l’étape des esquisses. Je les fais à la main sous forme de petites vignettes expressives. Après je les numérise et c’est à cette étape que j’apprécie la technologie : je peux grossir, réduire, incliner, multiplier et effacer certains éléments. Ainsi, je m’assure d’avoir la plus belle composition possible. C’est à cette étape que mes illustrations sont approuvées par mes clients. C’est rare qu’il y ait des modifications à y apporter, mais ça arrive.

Par la suite, je réalise l’illustration finale. Je choisis le support; plus ou moins solide, lisse ou pas et les médiums utilisés. Habituellement, j’en combine deux ou trois. Je multiplie également les tests de couleurs. J’essaye plusieurs combinaisons jusqu’à ce que je sois satisfaite. Ça peut être long! Je fais la coloration du final à la main. C’est de loin l’étape que je préfère. Les idées sont trouvées, la palette de couleurs choisie. Il ne reste que le plaisir d’appliquer tout ça.

Finalement, je numérise mon image et y apporte de légers ajustements. Souvent en ce qui a trait au contraste. Évidemment, je fais aussi disparaître des petites imperfections! J’envoie le tout et j’espère toujours des clients satisfaits et je me fais du mauvais sang durant l’attente. C’est l’étape que j’aime le moins.

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