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Amélie Legault – L’illustratrice du mois de février!

Amélie Legault illustratrice - Chaque jour compte

Amélie Legault – L’illustratrice du mois de février!

Afin d’égayer le mois gris et froid de février, Amélie Legault nous propose, dans le planificateur créatif Chaque jour compte, des illustrations qui nous feront voyager le temps d’un coloriage. Vous désirez en connaître davantage sur le parcours de cette illustratrice ou sur ses astuces pour se sortir d’un blocage créatif? Nous vous invitons à lire l’article qui suit!

Amélie Legault illustratrice - Chaque jour compte

Crédit photo : Alex Tran

Qui est Amélie Legault?

Artiste montréalaise, Amélie Legault crée des illustrations loufoques d’animaux qui font toutes sortes d’activités sportives, dont beaucoup de vélo! On y retrouve des moutons en vélo tandem, des homards en traîne sauvage et des flamants roses qui font du yoga. D’ailleurs, son animal de prédilection est le flamant rose qui est pour elle un animal unique et cocasse dont les grandes ailes, les grandes jambes et le long cou permettent beaucoup d’expressivité. Elle est fascinée par le monde animal et s’inspire du quotidien humain pour les mettre en scène de manière humoristique. Amélie crée entre autres des affiches, des cartes de souhaits, des calendriers, à partir de ses illustrations. Les œuvres originales sont peintes à la gouache ou dessinées aux marqueurs.

5 questions pour mieux la connaître!

Avez-vous un médium préféré?

J’ai récemment découvert la gouache! J’ai peint longtemps à l’acrylique, j’ai pleins de grandes toiles chez moi d’il y a plusieurs années qui ne ressemblent pas du tout à ce que je fais aujourd’hui et que je n’ai jamais montrées sur les réseaux sociaux! Puis, comme je n’arrivais pas à vendre les toiles, j’ai passé à l’opposé complètement, j’ai commencé à faire des petits dessins aux marqueurs. C’est à ce moment que j’ai décidé de faire des reproductions de mes dessins pour faire des cartes de souhaits et des affiches. Donc, j’ai passé de toiles 24 x 48 pouces à des affiches 8 x 10 pouces. J’ai travaillé aux marqueurs pendant 3 ans, pour comme on dit, frapper un mur au début de 2016. Ce que j’avais en tête, je n’arrivais pas à le faire aux marqueurs. J’ai réessayé l’acrylique, c’est agréable, mais c’est très long! Puis j’ai testé la gouache et ce fut une révélation! J’y ai trouvé la qualité et l’aspect méditatif de la peinture, mais le côté plus rapide du marqueur. Je pense maintenant passer d’un médium à l’autre selon le projet.

Amélie Legault illustratrice - Chaque jour compte

Avez-vous des blocages créatifs?

Oui… et non! Dans le sens que j’ai des idées pour les 5 prochaines années, mais je vais parfois bloquer sur la manière de les réaliser. Si je n’arrive pas à sortir l’idée comme je la vois dans ma tête, je vais éventuellement bloquer. Par contre, j’ai souvent plusieurs projets en même temps, donc quand je bloque sur un, je passe à un autre. Aussi, parfois j’arrête et je dessine quelque chose de complètement différent, sans but, juste pour le plaisir. Les meilleures idées arrivent à ce moment. Je peux aussi bloquer car je veux tout faire en même temps, tout de suite. Dans ces moments, je parle avec d’autres artistes et ça m’éclaire sur ce que je dois prioriser en ce moment. Il y a des blocages techniques parfois aussi. Par exemple, quand j’ai passé du marqueur à la gouache, j’ai eu beaucoup de difficultés à faire les reproductions. Les couleurs étaient super fades. Là aussi, j’ai contacté des artistes qui travaillent à la gouache et dont les couleurs en reproduction sont très éclatantes, et j’ai demandé si elles avaient des conseils. J’ai osé contacter des artistes assez «big» en pensant qu’elles ne me répondraient peut-être jamais. Mais elles m’ont répondu le lendemain et leur aide m’a été très utile!

Amélie Legault illustratrice - Chaque jour compte

Depuis combien de temps la création est-elle au coeur de votre quotidien?

Depuis toujours! Quand j’étais petite, je dessinais tout le temps! Mes parents m’avaient organisé un atelier de bricolage dans le sous-sol avec tout ce que j’avais besoin pour créer. J’avais aussi mes Barbies dans un meuble à boisson, mais ça c’est une autre histoire. Mon grand-père qui dessinait des scènes de Far West et des portraits d’actrices hollywoodiennes et une mère qui peint à l’huile. C’est elle qui m’a montré à faire ma première toile, je voulais faire comme maman! J’avais 5 ans. Plus tard, je m’amusais à reproduire les couvertures de disques en vinyle de la collection à mon père. J’ai pris des cours de peinture à l’huile tous les samedis matin pendant plusieurs années. Au secondaire, j’étais en concentration Arts Plastiques, j’avais un cours d’art presque à tous les jours. En secondaire 1 ou 2, à chaque semaine, on faisait un dessin d’observation à la maison. Donc, j’ai un cahier remplis de croquis de tout le mobilier de mes parents en 1990… J’ai continué en Arts au cégep Lionel-Groulx à Ste-Thérèse. J’ai adoré. Puis je suis allé en enseignement des arts à l’université, mais ce n’était pas ma place. Je me suis égaré quelques années, et c’est là qu’on passe à la question suivante!

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Quels sont les événements ou les gens qui vous ont influencé dans votre parcours artistique?

J’ai pris enseignement à l’université parce que je ne croyais pas que je pouvais vivre de mon art (à force de l’entendre!). Mes parents m’encourageaient, mes amis aussi, mais c’est moi qui n’avait pas assez confiance. J’ai pris une année sabbatique pour aboutir en histoire de l’art. J’ai aimé aussi, mais je ne suis pas une théoricienne. J’ai travaillé en librairie pendant 10 ans tout en continuant à peindre. Éventuellement, j’ai dessiné mon premier flamants roses et mon chum m’a montré que c’était possible de faire des cartes de souhaits en faisant une reproduction et un test d’impression avec mon dessin. Donc, mon chum m’a donné le coup de pied de départ. Puis j’ai lu des livres comme Creative inc de Mateo Lasco & Cho, Art inc de Lisa Congdon, Creative Block de Daniel Krysa, Yes Please d’Amy Poehler et Bossypants de Tina Fey. J’ai écouté les Podcasts de The Jealous Curator et Creative Pep talk. Ces lectures et écoutes m’ont données des exemples concrets, une idée de plan et un peu de confiance! À travers les réseaux sociaux, j’ai découvert des artistes montréalaises d’ici qui faisaient ce que je voulais faire, Cara Carmina, Jackie Basset, et The Lonely Pixel. Voir leur travail m’a confirmé que c’était possible. Quand j’ai commencé à mettre mes produits en boutique et à faire des marchés, je les ai rencontrés. Elles m’ont accueilli tout de suite comme l’une des leurs et données des conseils. J’ai rencontré d’autres créateurs depuis et j’aime beaucoup cette communauté d’entraide. Je commande souvent du matériel avec Sonia Roy de So Meow ou je jase d’imprimantes avec Michelle Houde de Made in happy (elle va comprendre!). Je rends aussi la pareille quand des gens qui commencent me contactent et me demandent des conseils. De plus, j’ai beaucoup d’aide! Mon beau-père et mes parents emballent mes cartes de souhaits, mon chum fait mes macarons et surtout, il croit en moi et il écoute patiemment toutes mes insécurités, angoisses, indécisions, etc!

Amélie Legault illustratrice - Chaque jour compte

À quel endroit voudriez-vous que votre art vous transporte?

J’ai deux rêves opposés. J’aimerais écrire et illustrer des livres pour enfants à la gouache et aux marqueurs, mais j’aimerais aussi avoir une pratique de peinture sur toile et exposer en galerie. Ce serait vraiment extraordinaire que mon art me permettre de voyager.

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